Sur ta compilation, plein de groupes n'avaient jamais enregistré auparavant, ça t'a pas fait peur, au départ ?
JOEY STARR : Non, parce que c'est des gens qui, en live, m'ont montré qu'ils avaient la niak, donc derrière un micro, dans un aquarium, je pense que c'était ça qui aurait pu les impressionner, quoi ! Et on l'a fait dans une telle dynamique que de toutes façons il n'y avait pas de pression pour eux, quoi ! Non ! Non, non ! Et puis, bon, je sais pas, quoi, faut savoir s'aider des fois ! Faut voir ce que ça dit, là ! Ça m'a pas fait peur parce qu'en plus, sur la sélection, on s'est pris la tête sur les gens et, de là, c'est juste, tu sais rapper ou pas. C'est aussi un peu ton professionnalisme et on a pu voir qu'on s'était pas trompé !
C'était en fait un exercice de style au départ ...
JOEYSTARR - Moi, je viens d'une école où on n'a pas fait de maquettes de notre vie, quoi ! Sony, quand ils nous ont signés, ils nous avaient juste vus sur scène. Tu vois ! Donc, là, C'est pas aujourd'hui que je vais la faire. C'est-à-dire que le mec, je sans qu'il a le feu. Il a la feu, quoi !
Donc, en fait, c'est sur un feeling, une rencontre que vous êtes partis ...
JOEYSTARR - Ouais !
C'est ce qui donne ce côté nouveau sur la compilation.
JOEYSTARR : Ben, c'était rien de conceptuel dans la sens où on savait pas à qui on avait affaire dès le départ.
C'était une aventure qui se faisait au jour le jour ?
JOEYSTARR : Exactement! Spontanément!
Donc, c'était au hasard des rencontres, des gens qui avaient déjà croisé Spank quand il était à T.K.Ret ?
JOEYSTARR : Ils viennent tous plus ou moins de par là ! Sur cette compilation, il y a pas de 'gens' ce sont mes amis dans le sens où je les connais depuis longtemps.
La suite des projets ?
JOEYSTARR : Ce qu'on prépare ? Faire une B.O.S.S Party dans cinq-six grandes villes en France. Et puis, avant ça, il y a Sy, Mass et Sniper qui sont les artistes officiels B.O.S.S, quoi ! Voilà !
En fait ils seront supportés par votre travail et votre expérience.
JOEYSTARR : Ben, voilà, c'est les gens avec qui on va bosser, c'est avec eux qu'on a envie de représenter nos couleurs.
C'est donc eux les fers de lance du label ?
JOEYSTARR : Exactement !
La présence de Lord Kossity, ça veut dire qu'un album va suivre ou c'est juste le fait de venir poser ?
JOEY STARR : Non ! Pour l'instant, je pense qu'avec Boss, ça va être un travail de réalisation plus que ce qu'on avait prévu de faire au départ. Boss, c'est une entité musicale déjà trop importante à gérer pour nous. On monte le label, tu vois ! Donc, le mieux, c'est qu'il se trouve une signature ailleurs et puis, moi, je verrai ce que je fais sur la réalisation, quoi !
En tant que producteur, comment as-tu perçu ton travail, C'était un enchaînement logique pour toi ?
JOEYSTARR : Moi, je voulais pas la faire la compile ! Au départ, j'étais pas partant pour faire ce genre de choses, j'étais plus pour faire des prods, les vendre et puis voir. Avec tous les brise-coeur que Spank m'a ramenés, à un moment donné, on s'est dit qu'il allait falloir faire quelque chose.
Au départ, c'était faire des titres et tester ?
JOEYSTARR : C'était la démarche et puis voilà, on s'est retrouvé dans une autre aventure, quoi ! On dira ça comme ça !
Une chose en amenant une autre, vous vous êtes retrouvés avec beaucoup de groupes qui vous plaisaient, ça s'est fait du tac-au-tac, c'était pas élaboré à la base ?
JOEYSTARR - Non, non ! Comme pour les albums NTM, il n'y a rien de conceptuel, c'est tout spontané, quoi !
C'était à la base des freestyles et après, impressionné, tu leur as proposé de venir sur la compile ?
JOEYSTARR : Non, les gens passent à la maison, ils viennent chercher des ogives et après, ils en font ce qu'ils en veulent ! Bon, nous considérons que des fois, il y a des mecs qui viennent, on fait deux/trois titres avec eux, à force, on s'est dit "Tiens, ben voilà, lançons plutôt ce qu'on est en train de faire de cette manière-là". Et puis, c'est venu comme ça, on a proposé aux gens, tous étaient ouverts pour la faire et voilà, quoi !
Le fait de travailler avec Spank, ce sont des retrouvailles, car vous aviez pris des options différentes ...
JOEYSTARR : Jamais ! Jamais ! Je le connais depuis que j'ai 15 ans, on a toujours roulé ensemble, quoi !
C'est le temps qui vous manquait pour travailler ensemble ?
JOEYSTARR - Dj Spank et moi, on a fait un morceau ensemble sur la premier album qui s'appelle Quelle attitude devrais-je avoir pour la France ça remonte à dix ans quand même ! Donc, tu comprends que si on avait pu le faire tout de suite, on l'aurait fait mais à l'époque, on n'avait pas la pratique qu'on a maintenant!
Est-ce qu'avec une compile spontanée, tu vas pas déranger aujourd'hui des gens qui sont justement en train de faire des compiles conceptuelles?
JOEYSTARR : Moi ! Je leur chie dedans ! Voilà ! Je sais pas ce que c'est qu'un conceptuel, sauf pour un morceau : c'est tel thème donc c'est tel concept et hop ! Faire un album conceptuel, j'ai pas encore assez de pratique ou de savoir pour faire ce genre de choses, quoi !
B.O.S.S, c'est le souvenir d'une époque, le même esprit qui se déplace dans la musique ?
JOEYSTARR : Exactement ! C'est le même challenge, pas de problèmes ! On n'aime pas la médiocrité donc on fera tout pour .. C'est une continuité, ça a toujours été un challenge pour nous et l'intérêt de l'histoire, c'est d'arriver au bout et de se faire plaisir tout le temps ! Nous, on est super égoïstes les choses qu'on fait là, on les fait pour se faire plaisir à nous ! Il y a qu'à nos yeux qu'on a envie de briller ! Les autres, après, ils en font ce qu'ils veulent ! Pour l'instant, nous, quand on faisait du graffiti ou quand on était ailleurs, c'est la même chose, quoi, c'est l'appât du gain, tu vois, quoi ! Du gain, je parle du côté challenge !
Le challenge : être capable donc le faire ?
JOEYSTARR : Mais quand on a commencé à vouloir faire cette compile, on pensait pas du tout aux autres, quoi !
Vous étiez pas en train de rechercher l'impact médiatique, à faire parier de vous ...
JOEYSTARR - Voilà ! Exactement ! Est-ce qu'on est capable de tenir la tôle en s'appellent Boss Of Scandalz, ce qui est un ancien groupe d'artistes graffitis, on voulait relever ce challenge-là !
Le fait qu'ils soient tous différents parce que tout le monde ne vient pas du 93 ?
JOEY STARR : Justement, c'est pour montrer que je suis sectaire et que voilà, c'est ouvert ! J'écoute pas que des choses qui viennent du 93 et d'ailleurs, tu remarques, il y a deux/trois groupes qui viennent du 93 mais pas plus !
Toutes les personnes m'ont dit "On travaille avec Didier" ...
JOEYSTARR : C'est ça qui était bien ! C'est ça l'intérêt du truc ! C'est que moi, j'ai mis mon ego de côté je me suis mis au service de ce qu'on a à faire, quoi ! Et l'intérêt, c'est la collectif et c'est surtout pour ça que ça s'appelle B.O.S.S, et Dj Spank et moi-même quoi, c'est pas Joey Starr... C'est Boss Of Scandalz, la coalition à Dj Spank et moi !'
Est-ce que Spank t'a surpris dans votre collaboration ?
JOEYSTARR - (Rires) Disons que ne sachant pas où on allait et avec tous les bédos qu'on se met dans la tête, on a fait et puis on est arrivé, quoi C'est la même question que tu m'as posée tout à l'heure s'il y avait un concept ! Y'a pas de concept On avance, on a commencé, on a fait Mass, on a trouvé que c'était un coup de fusil, Kossity arrive derrière, c'est un Vl 2, tu prends Serum, Mala, tout ça, tac, les trucs se sont enchaînés, c'était dans une dynamique, tu vois ? On a vu le truc comme il se construisait, tac, tac, t'as vu ! C'est bon, et puis, quand ils t'ont tous dit : "Ouais, Didier, c'est parce qu'on a vraiment bossé pour faire un bon disque". Tous, quoi ! C'est-à-dire qu'il y a au aussi cet esprit entre les gens d'à qui mieux-mieux mais dans le bon sens, quoi ! J'ai instauré ça et j'ai fait de favoritisme avec personne ! J'ai dit ça casse ou ça passe, ou on reste chez nous les gars
Est-ce que représenter l'avenir du rap français passe par le fait de faire des compilations comme celle-ci ?
JOEYSTARR : J'ai pas cette prétention-là, moi ! Mais j'espère me faire plaisir tout le temps ! J'espère que ...
... que la volonté sera toujours au rendez-vous et que ça te permettra de faire encore des projets qui sont, a priori, un pou fous !
JOEYSTARR -. Ben, tu sais pas où tu vas, tu vois ce que je veux dire ! Bon, mais t'as l'impression de te faire confiance, en général, tu te dis "Bon, je pense avoir bon goût si j'ai ce public-là." Donc, ça se joue là-dessus, sur l'expérience que t'as, quoi ! Tu vois ce que je veux dire ? Maintenant, là, c'est pas avec Kool Shen, c'est avec Spank donc ça a une autre couleur mais c'est toujours la même chose ! On n'aime pas la médiocrité, donc on s'est battu pour faire un truc du mieux possible !
As-tu l'impression d'avoir appris quelque chose dans cette compile ?
JOEYSTARR - Mais bien sûr, j'en ai pris plein la gueule ! Attends, t'as écouté le groupe qui tchatche, Reptiles, techniquement, voilà ! Mass, c'est un coup de fusil et puis, je sais pas, même Sniper, tu vois ce que je veux dire !
J'ai trouvé que c'était des gamins qui avaient une ...
JOEYSTARR : Exact, la niak! Et ben, les gens qui sont sur cette compile, c'est que ça ! C'est comme là, j'ai sous les yeux Première Classe, des gens qui s'assoient tous les soirs sur une bassine en or ! C'est parti ! Donc là, les gars ils ont fait une compile derrière. Moi, j'essaye d'aller au plus vite pour leur permettre de passer à autre chose, justement ! Et quand tu dérnarres d'un bon titre, après, t'essayes de tenir le pas comme ça !
Et en plus, de leur donner aussi une direction qui pourrait les aiguiller ..
JOEYSTARR - Ouais, ben, ce qui s'est bien passé, comme tu disais, ils ont tous dit "Didier" parce que je dirigeais tout, en leur faisant bien comprendre que moi, j'ai rien à leur apprendre, j'ai juste un truc pratique à leur montrer. Il faut qu'ils restent ce qu'ils sont ! L'intérêt, c'était pas que ça ressemble à du Joey Starr ou du NTM, tu vois ce que je veux dire !
C'était de représenter ..
JOEYSTARR : Ben, chaque groupe, comme tu le connais, dans l'entité musicale que c'est !
Aujourd'hui, B.O.S.S, ça va être une réussite, est-ce que tu le sens comme ça ?
JOEYSTARR : Je me sens encore la ventre avec my man Kool Shen et SP. (traduisez Spank) à foutre la pagaille pendant un bon moment encore. Avec toujours ce même souci de la haine de la médiocrité, quoi! Je me dis : "On fait ou on reste chez nous" mais il y a pas d'entre-deux quoi !
JOEY STARR : Non, parce que c'est des gens qui, en live, m'ont montré qu'ils avaient la niak, donc derrière un micro, dans un aquarium, je pense que c'était ça qui aurait pu les impressionner, quoi ! Et on l'a fait dans une telle dynamique que de toutes façons il n'y avait pas de pression pour eux, quoi ! Non ! Non, non ! Et puis, bon, je sais pas, quoi, faut savoir s'aider des fois ! Faut voir ce que ça dit, là ! Ça m'a pas fait peur parce qu'en plus, sur la sélection, on s'est pris la tête sur les gens et, de là, c'est juste, tu sais rapper ou pas. C'est aussi un peu ton professionnalisme et on a pu voir qu'on s'était pas trompé !
C'était en fait un exercice de style au départ ...
JOEYSTARR - Moi, je viens d'une école où on n'a pas fait de maquettes de notre vie, quoi ! Sony, quand ils nous ont signés, ils nous avaient juste vus sur scène. Tu vois ! Donc, là, C'est pas aujourd'hui que je vais la faire. C'est-à-dire que le mec, je sans qu'il a le feu. Il a la feu, quoi !
Donc, en fait, c'est sur un feeling, une rencontre que vous êtes partis ...
JOEYSTARR - Ouais !
C'est ce qui donne ce côté nouveau sur la compilation.
JOEYSTARR : Ben, c'était rien de conceptuel dans la sens où on savait pas à qui on avait affaire dès le départ.
C'était une aventure qui se faisait au jour le jour ?
JOEYSTARR : Exactement! Spontanément!
Donc, c'était au hasard des rencontres, des gens qui avaient déjà croisé Spank quand il était à T.K.Ret ?
JOEYSTARR : Ils viennent tous plus ou moins de par là ! Sur cette compilation, il y a pas de 'gens' ce sont mes amis dans le sens où je les connais depuis longtemps.
La suite des projets ?
JOEYSTARR : Ce qu'on prépare ? Faire une B.O.S.S Party dans cinq-six grandes villes en France. Et puis, avant ça, il y a Sy, Mass et Sniper qui sont les artistes officiels B.O.S.S, quoi ! Voilà !
En fait ils seront supportés par votre travail et votre expérience.
JOEYSTARR : Ben, voilà, c'est les gens avec qui on va bosser, c'est avec eux qu'on a envie de représenter nos couleurs.
C'est donc eux les fers de lance du label ?
JOEYSTARR : Exactement !
La présence de Lord Kossity, ça veut dire qu'un album va suivre ou c'est juste le fait de venir poser ?
JOEY STARR : Non ! Pour l'instant, je pense qu'avec Boss, ça va être un travail de réalisation plus que ce qu'on avait prévu de faire au départ. Boss, c'est une entité musicale déjà trop importante à gérer pour nous. On monte le label, tu vois ! Donc, le mieux, c'est qu'il se trouve une signature ailleurs et puis, moi, je verrai ce que je fais sur la réalisation, quoi !
En tant que producteur, comment as-tu perçu ton travail, C'était un enchaînement logique pour toi ?
JOEYSTARR : Moi, je voulais pas la faire la compile ! Au départ, j'étais pas partant pour faire ce genre de choses, j'étais plus pour faire des prods, les vendre et puis voir. Avec tous les brise-coeur que Spank m'a ramenés, à un moment donné, on s'est dit qu'il allait falloir faire quelque chose.
Au départ, c'était faire des titres et tester ?
JOEYSTARR : C'était la démarche et puis voilà, on s'est retrouvé dans une autre aventure, quoi ! On dira ça comme ça !
Une chose en amenant une autre, vous vous êtes retrouvés avec beaucoup de groupes qui vous plaisaient, ça s'est fait du tac-au-tac, c'était pas élaboré à la base ?
JOEYSTARR - Non, non ! Comme pour les albums NTM, il n'y a rien de conceptuel, c'est tout spontané, quoi !
C'était à la base des freestyles et après, impressionné, tu leur as proposé de venir sur la compile ?
JOEYSTARR : Non, les gens passent à la maison, ils viennent chercher des ogives et après, ils en font ce qu'ils en veulent ! Bon, nous considérons que des fois, il y a des mecs qui viennent, on fait deux/trois titres avec eux, à force, on s'est dit "Tiens, ben voilà, lançons plutôt ce qu'on est en train de faire de cette manière-là". Et puis, c'est venu comme ça, on a proposé aux gens, tous étaient ouverts pour la faire et voilà, quoi !
Le fait de travailler avec Spank, ce sont des retrouvailles, car vous aviez pris des options différentes ...
JOEYSTARR : Jamais ! Jamais ! Je le connais depuis que j'ai 15 ans, on a toujours roulé ensemble, quoi !
C'est le temps qui vous manquait pour travailler ensemble ?
JOEYSTARR - Dj Spank et moi, on a fait un morceau ensemble sur la premier album qui s'appelle Quelle attitude devrais-je avoir pour la France ça remonte à dix ans quand même ! Donc, tu comprends que si on avait pu le faire tout de suite, on l'aurait fait mais à l'époque, on n'avait pas la pratique qu'on a maintenant!
Est-ce qu'avec une compile spontanée, tu vas pas déranger aujourd'hui des gens qui sont justement en train de faire des compiles conceptuelles?
JOEYSTARR : Moi ! Je leur chie dedans ! Voilà ! Je sais pas ce que c'est qu'un conceptuel, sauf pour un morceau : c'est tel thème donc c'est tel concept et hop ! Faire un album conceptuel, j'ai pas encore assez de pratique ou de savoir pour faire ce genre de choses, quoi !
B.O.S.S, c'est le souvenir d'une époque, le même esprit qui se déplace dans la musique ?
JOEYSTARR : Exactement ! C'est le même challenge, pas de problèmes ! On n'aime pas la médiocrité donc on fera tout pour .. C'est une continuité, ça a toujours été un challenge pour nous et l'intérêt de l'histoire, c'est d'arriver au bout et de se faire plaisir tout le temps ! Nous, on est super égoïstes les choses qu'on fait là, on les fait pour se faire plaisir à nous ! Il y a qu'à nos yeux qu'on a envie de briller ! Les autres, après, ils en font ce qu'ils veulent ! Pour l'instant, nous, quand on faisait du graffiti ou quand on était ailleurs, c'est la même chose, quoi, c'est l'appât du gain, tu vois, quoi ! Du gain, je parle du côté challenge !
Le challenge : être capable donc le faire ?
JOEYSTARR : Mais quand on a commencé à vouloir faire cette compile, on pensait pas du tout aux autres, quoi !
Vous étiez pas en train de rechercher l'impact médiatique, à faire parier de vous ...
JOEYSTARR - Voilà ! Exactement ! Est-ce qu'on est capable de tenir la tôle en s'appellent Boss Of Scandalz, ce qui est un ancien groupe d'artistes graffitis, on voulait relever ce challenge-là !
Le fait qu'ils soient tous différents parce que tout le monde ne vient pas du 93 ?
JOEY STARR : Justement, c'est pour montrer que je suis sectaire et que voilà, c'est ouvert ! J'écoute pas que des choses qui viennent du 93 et d'ailleurs, tu remarques, il y a deux/trois groupes qui viennent du 93 mais pas plus !
Toutes les personnes m'ont dit "On travaille avec Didier" ...
JOEYSTARR : C'est ça qui était bien ! C'est ça l'intérêt du truc ! C'est que moi, j'ai mis mon ego de côté je me suis mis au service de ce qu'on a à faire, quoi ! Et l'intérêt, c'est la collectif et c'est surtout pour ça que ça s'appelle B.O.S.S, et Dj Spank et moi-même quoi, c'est pas Joey Starr... C'est Boss Of Scandalz, la coalition à Dj Spank et moi !'
Est-ce que Spank t'a surpris dans votre collaboration ?
JOEYSTARR - (Rires) Disons que ne sachant pas où on allait et avec tous les bédos qu'on se met dans la tête, on a fait et puis on est arrivé, quoi C'est la même question que tu m'as posée tout à l'heure s'il y avait un concept ! Y'a pas de concept On avance, on a commencé, on a fait Mass, on a trouvé que c'était un coup de fusil, Kossity arrive derrière, c'est un Vl 2, tu prends Serum, Mala, tout ça, tac, les trucs se sont enchaînés, c'était dans une dynamique, tu vois ? On a vu le truc comme il se construisait, tac, tac, t'as vu ! C'est bon, et puis, quand ils t'ont tous dit : "Ouais, Didier, c'est parce qu'on a vraiment bossé pour faire un bon disque". Tous, quoi ! C'est-à-dire qu'il y a au aussi cet esprit entre les gens d'à qui mieux-mieux mais dans le bon sens, quoi ! J'ai instauré ça et j'ai fait de favoritisme avec personne ! J'ai dit ça casse ou ça passe, ou on reste chez nous les gars
Est-ce que représenter l'avenir du rap français passe par le fait de faire des compilations comme celle-ci ?
JOEYSTARR : J'ai pas cette prétention-là, moi ! Mais j'espère me faire plaisir tout le temps ! J'espère que ...
... que la volonté sera toujours au rendez-vous et que ça te permettra de faire encore des projets qui sont, a priori, un pou fous !
JOEYSTARR -. Ben, tu sais pas où tu vas, tu vois ce que je veux dire ! Bon, mais t'as l'impression de te faire confiance, en général, tu te dis "Bon, je pense avoir bon goût si j'ai ce public-là." Donc, ça se joue là-dessus, sur l'expérience que t'as, quoi ! Tu vois ce que je veux dire ? Maintenant, là, c'est pas avec Kool Shen, c'est avec Spank donc ça a une autre couleur mais c'est toujours la même chose ! On n'aime pas la médiocrité, donc on s'est battu pour faire un truc du mieux possible !
As-tu l'impression d'avoir appris quelque chose dans cette compile ?
JOEYSTARR - Mais bien sûr, j'en ai pris plein la gueule ! Attends, t'as écouté le groupe qui tchatche, Reptiles, techniquement, voilà ! Mass, c'est un coup de fusil et puis, je sais pas, même Sniper, tu vois ce que je veux dire !
J'ai trouvé que c'était des gamins qui avaient une ...
JOEYSTARR : Exact, la niak! Et ben, les gens qui sont sur cette compile, c'est que ça ! C'est comme là, j'ai sous les yeux Première Classe, des gens qui s'assoient tous les soirs sur une bassine en or ! C'est parti ! Donc là, les gars ils ont fait une compile derrière. Moi, j'essaye d'aller au plus vite pour leur permettre de passer à autre chose, justement ! Et quand tu dérnarres d'un bon titre, après, t'essayes de tenir le pas comme ça !
Et en plus, de leur donner aussi une direction qui pourrait les aiguiller ..
JOEYSTARR - Ouais, ben, ce qui s'est bien passé, comme tu disais, ils ont tous dit "Didier" parce que je dirigeais tout, en leur faisant bien comprendre que moi, j'ai rien à leur apprendre, j'ai juste un truc pratique à leur montrer. Il faut qu'ils restent ce qu'ils sont ! L'intérêt, c'était pas que ça ressemble à du Joey Starr ou du NTM, tu vois ce que je veux dire !
C'était de représenter ..
JOEYSTARR : Ben, chaque groupe, comme tu le connais, dans l'entité musicale que c'est !
Aujourd'hui, B.O.S.S, ça va être une réussite, est-ce que tu le sens comme ça ?
JOEYSTARR : Je me sens encore la ventre avec my man Kool Shen et SP. (traduisez Spank) à foutre la pagaille pendant un bon moment encore. Avec toujours ce même souci de la haine de la médiocrité, quoi! Je me dis : "On fait ou on reste chez nous" mais il y a pas d'entre-deux quoi !




